La Firme (1993)

Origine :
USA

Titre original :

La Firme (1993) Affiche de cinéma

La Firme (1993) Affiche de cinéma

The Firm

Genre :
Thriller

Réalisation :
Sydney POLLACK

Scénario :
David RABE
Robert TOWNE
David RAYFIEL

D’après un roman de :
John GRISHAM

Interprètes
Tom CRUISE (Mitch MCDEERE)
Jeanne TRIPPLEHORN Abby MCDEERE)
Gene HACKMAN (Avery TOLAR)
Hal HOLBROOK (Oliver LAMBERT)
Ed HARRIS (Wayne TARRANCE)
Holly HUNTER (Tammy HEMPHILL)
Gary BUSEY (Eddie LOMAX)
Terry KINNEY (Lamar QUINN)
Wilford BRIMLEY (William DEVASHER)
David STRATHAIRN (Ray MCDEERE)
Steven HILL F. (Denton VOYLES)
Tobin BELL (L’homme nordique)
Barbara GARRICK (Kay QUINN)
Jerry HARDIN (Royce MCKNIGHT)
Paul CALDERON (Thomas RICHIE)
Jerry WEINTRAUB (Sonny CAPPS)
Lou WALKER (Frank MULHOLLAND)
John BEAL (Nathan LOCKE)
Paul SORVINO ((non crédité) Tommie MOROLTO)

Producteurs :
Scott RUDIN
John DAVIS

Producteurs ecécutifs :
Michael HAUSMAN
Lindsay DORAN

Directeur de la Photo :
John SEALE

Compagnies de production :
Paramount Pictures

Chef monteur :
Fredric STEINKAMP
William STEINKAMP

Compositeur :
Dave GRUSIN

Chef décorateur :
Richard MACDONALD

Distribution :
United International Pictures

Dates de sortie :
30 Juin 1993(US)
15 Septembre 1993 (F)

Synopsis
Mitch McDeere achève de brilliantes études de Droit dans une des facultés les plus réputées des Etats-Unis. Sollicité par plusieurs grands cabinets d’avocats, il fixe son choix sur Bendini, Lambert & Locke, qui lui paraît offrir les conditions les plus avantageuses : une atmosphère conviviale, des émoluments substantiels et d’alléchantes perspectives d’avenir. Mitch obtient d’entrée de jeu un prêt pour une maison et une voiture, ainsi que le remboursement de toutes ses dettes. En contrepartie, il devra fournir, comme tous les membres de la Firme, quelques 90 heures de travail hebdomadaire. Mais l’effort n’a jamais rebuté ce jeune homme d’origine modeste, avide, ambitieux et combatif …

Mich quitte donc son petit appartement de Cambridge (Massachusetts) pour commencer une nouvelle vie à Memphis avec sa jeune épouse, Abby. Il découvre les rites sibyllins et l’opulence feutrée de la Firme, les déjeuners d’affaires dans les restaurants chics, les cocktails mondains, les accolades chaleureuses et les compliments à double tranchant de confrères aux aguets, l’argent facile, mais aussi les monceaux de dossiers urgents, les journées de 18 heures, les stress permanent masqué derrière des sourires de pure forme. La belle vie …

Quelques jours après son arrivée, Mitch apprend que deux de ses collègues, Kozinski et Hodge, sont morts dans l’explosion de leur bateau, lors d’un séjour aux îles Caïmans. L’enquête n’a pu déterminer les causes de l’accident, qui porte à quatre le nombre des avocats de la Firme décédés dans des circonstances mystérieuses.

Tandis qu’il prépare avec acharnement son examen, Mitch est pris en main par le vétéran Avery Tolar, self-made man endurci qui le présente à l’un de ses riches clients, Sonny Capps. Quelques allusions de ce dernier à Chicago et à la famille Morolto éveillent la curiosité du jeune homme qui ne tarde pas à découvrir dans l’armoire de son mentor les archives des quatre avocats disparus, ainsi qu’un volumineux dossier Morolto.

Mitch demande alors à un ami de son frère, le détective privé Eddie Lomax, de faire une enquête. Mais celui-ci ne tarde pas à être abttu par deux hommes – l’un trapu, l’autre de type scandinave – aperçu à proximité du bateau de Kozinski et Hodge.

C’est alors qu’un agent du FBI, Wayne Tarrance, contacte Mitch et lui organise une entrevue secrète avec un représentant du Ministère de la Justice, F. Denton Voyles. La Firme, lui explique ce dernier, est le principal cabinet de la Mafia et l’instrument privilégié de ses opérations de blanchiment. Tous les avocats sont sur écoute, surveillés en permanence par le responsable de la sécurité, William Devasher. Aucun n’a jamais quitté l’établissement vivant.

Voyles place alors Mitch devant une alternative : servir de « taupe » au FBI et vendre ses collègues avec la certitude d’être radié à vie du Barreau, ou finir en prison …

Notes de Production
Tom Cruise
« Mitch Mc Deere est un brillant étudiant en Droit, travailleur, dynamique et ambitieux. Un battant prêt à tous les sacrifices pour réussir, une recrue de choix pour n’importe quelle entreprise. La Firme le choisit en raison de ses origines modestes. Elle lui consent un traitement mirobolant, lui paie une maison, une voiture. Mitch se croit arrivé, mais découvre que les choses ne sont pas si simples. Que faire ? Se soumettre aux règles de la Firme ou renaoncer à tous les avantages qu’elle lui offre ? »

Sydney Pollack
« Mitch est un garçon fondamentalement honnête, bien qu’avide d’argent et de pouvoir. N’ayant jamais connu le luxe, il ne peut qu’être ébloui par les propositions de la Firme. Mais tout cela se paye. Mitch, dans sa hâte, ne s’en était pas soucié. Son rêve va virer au cauchemar…
Au cours de la dernière décennie, nous avons découvert le vrai visage de nombreuses personnalités et institutions que nous croyions parfaitement respectables. Nous savons maintenant qu’à force de concessions, en accpetant de se laisser grignoter jour après jour, on finit par trahir tous ces idéaux. »

Robert Towne
« Le roman de John Grisham était un reflet des années 80 et de l’ère des golden boys. Il marquait la fin d’une période vouée tout entière au culte du profit. Le film reprend ces thèmes, mais dans un perspective nouvelle, qui est celle des années 90. »

Le Roman
Les producteurs de « La Firme », Scott Rudin et John davis, lurent le livre de John Grisham à l’état de manuscrit et en décelèrent immédiatement le riche potentiel.

Scott Rudin
« Grisham est un formidable écrivain. L’intrigue de « La Firme » possédait tous les ingrédients d’un grand film à suspense. »

John Davis
« La firme » est le genre de roman qui vous agrippe dès la première ligne et ne vous lâche plus. Ce fut pour nous un immense plaisir de découvrir ce livre, de nous y attacher d’assiter à son triomphe. »

John Grisham termina « La Firme » en 1989. Après que Paramount en eut acheté les droits, le roman devint l’enjeu d’une lutte serrée entre plusieurs maisons d’édition. Grisham en céda finalement les droits à Doubleday, qui le publia en 1990. Depuis, « La Firme » s’est vendu à plus de 7 millions d’exemplaires et s’est classé en tête des ventes de l’année 91. L’édition reliée figura pendant 47 semaines su la liste des best-sellers du New York Times. L’ouvrage a été traduit dans 29 langues.
Rudin et Davis souhaitaient être fidèles à l’essence du livre et à l’esprit des personnages. Tom Cruise s’imposa à leurs yeux comme le neilleur acteur pour le rôle de Mitch et Sydney Pollack comme le réalisateur idéal. L’adapation fut confiée à Robert Towne et David Rayfiel, un des plus anciens collaborateurs de Pollack.

Robert Towne
« Adapter un roman, c’est par définition, y introduire sa propre vision et sa subjectivité. Pour faire un bon travail, il faut s’imprégner du matériau original et se l’approprier.
Il m’a semblé nécessaire que Mitch évolue au cours du film. Il doit finalement se soumettre à la loi, qui la Firm comme le FBI le poussent à violer. La loi est en effet le plus précieux d’une socité civilisée, la valeur la plus sacrée d’un monde séculaire. N’y renoncez pour rien au monde, votre salut en dépend. »

David Rayfiel
« le film, à l’instar du roman, raconte l’histoire d’un jeune homme qui se fait piéger par des « méchants » subtils et raffinés auxquels il vend son âme en toute innocence. Ces hommes ont une apparence des plus respectables. Ce ne sont pas des psychopathes ou des asociaux. Ils exercent des fonctions éminentes, mais ils sont indifférents aux conséquences de leurs actes et fondamentalement corrompus.
Les vrais « méchants » de LA FIRME n’appartiennent pas à la Mafia. Ce sont des hommes d’allure honn^te et respectable, dignes d’une confiance aveugle. Des gens avides, séduits pas une vie de luxe et de confort qui les a rendus terriblement vulnérables… »

Tournage
LA FIRME a été tourné a Memphis (Tennessee), dans les îles Caïmans, à Washington et à Boston.
Les séquences de Memphis ont occupé 77 jours de tournage et ont été presque toutes réalisées en continuité. Les premières tournées à l’automne 92, reflètent par leurs teintes chaudes l’euphorie et l’optimisme de Mitch McDeere. Mais à mesure que s’accroît l’emprise de la Firme, la lumière devient de plus en plus froide et dure, jusqu’à ce que les teintes hivernales envahissent l’écran.
Le cabient Bendini, Lambert & Locke, qui constitue le décor principal du film, a été monté dans une ancienne manufacture d’outils agricoles de Memphis.
« Nous voulions un décor majestueux, symbolisant la toute-puissance de la Frime », précise le directeur artistique John Willett (Mississippi burning, Billy Bathgate), un lieu assez impressionnant pour séduire Mitch et sa jeune épouse. »
Chaque pièce de ce vaste décor, conçu par Richard MacDonald, est ornée d’antiquités, de rideaux, de reproductions, de tapis orientaux et d’accessoires divers et précieux reflétant la personnalité de ses occupants.
La gigantesque bibliothèque de la Firme contient 40 000 livres de Droit empruntés à la West Law Publishing et dont la mise en place mobilisa une dizaine d’accessoiristes pendant 48 heures.
Sydney Pollack engagea comme conseiller technique un avocat de Memphis, Mike Cody, qui veilla non seulement à la parfaite authenticité des décors et accessoires, mais également à celle de tous les documents légaux figurant à l’écran.
La production employa plus de 1 500 figurants locaux et au moins un représentant de chacun des cabinets d’avocats de la ville.
Pollack s’entoura de plusieurs de ses collaborateurs habituels, dont le pianiste-compositeurs Dave Grusin, cité à l’Oscar pour la musique d’HAVANA. Pollack et Grusin définirent ensemble l’accompagnement du film : une partition pour piano enrichie de sonorités sudistes et de blues de Beale Street. Outre Grusin, on peut entendre dans le film le guitariste de blues Little Jimmy King, Ollie Nightingale, Teenie Hodges et la Hi Rhythm Section, ainsi que le quartet de Lannie McMillan.
Une maison de l’est de Memphis seervit de résidence aux McDeere. Les autres extérieurs furent tournés à l’Hotel Peabody, à la Bourse du Coton, au Greyhound Racing Park, au cimetière d’Elmwood et à Mud Island.
La chef costumière Ruth Myers (citée à l’Oscar pour La Famille Addams) dessina les costumes des avocats de la Firme selon les indications de Pollack : « Sydney, précise-t-elle, voulait des tenues modernes, élégantes et distinguées, mais ne tenait pas à ce que LA FIRME devienne un « film à costumes ». Il voulait que ces hommes apparaissent comme des modèles de style et délégance, sans que rien ne permette de deviner leur véritable activité. »
Après Memphis, la production s’établit aux Caïmans, groupe de trois îles britanniques de la mer Antilles. Ce lieu paradisiaque, ignoré des cinéastes, constituait un sanctuaire idéal pour les avocats de Bendini, Lambert & Locke et leurs clients favoris. Avec ses plages de sable fin, ses eaux couleur d’émeraude, ses récifs de corail, ces îles sont le symbole de la bonne vie, du luxe et de l’argent facile.
La scène de la plongée de Mitch et Avery fut tournée par le chef opérateur Pete Romano, responsable des séquences sous-marines d’Abyss et Le prince des marées.
Les épisodes de la résidence furent tournés à la « Great House », le complexe immobilier le plus luxueux des Caïmans, qui domine la célèbre Seven-Mile Beach.
Parmi les autres décors locaux figurent le grand Hôtel Hyatt et le bar de l’Holiday Inn.
Abandonnant la chaleur des Caraïbes, les comédiens et techniciens de LA FIRME regagnèrent Washington alors que sévissait sur la côte Est une nouvelle « Tempête du Siècle ». Mais, après le blizzard, la ville offrit à tous un spectacle de choix : des paysages glacés et enneigés formant un décor idéal pour la confrontation entre Mitch et les représentants de la Justice et du FBI.
D’autres extérieurs furent réalisés à la Chambre de Commerce et au Washington Hotel.
Le tournage s’acheva au Copley Plaza Hotel de Boston, avec la première rencontre entre Mitch et les recruteurs de la Firme. Quelques plans additionnels furent réalisés à Est Cambridge et Harvard.

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